VISITE AUX ENFANTS VIVANT AVEC LEURS MERES DETENUES DE LA MAISON D’ARRET ET DE CORRECTION D’ABIDJAN

La visite a débuté par la présentation de quelques membres du service socio-éducatif de la Maca et la remise d’un kit de jeûne au personnel musulman du service et des friandises pour les enfants de la prison.

Puis Mlle Konan Colette du service socio-éducatif a conduit la délégation au bâtiment F dédié aux femmes. Ces détenues au nombre de 147 sont réparties en différents quartiers dont ceux des assimilés, des personnes âgées et des femmes-mères et mineurs. Certaines d’entres elles prennent part aux activités de la coopérative, aux travaux de pâtisserie et de couture. La grande majorité ayant choisi de ne s’adonner qu’aux taches ménagères (cuisine, vaisselle, lessive).

Les enfants au nombre de 5 (4 garçons et 1 fille) dont l’âge varie entre 6 mois et 3 ans partagent cet univers de «  grands » ou se mêlent angoisse du lendemain, cris, bagarres, langages orduriers et exposition à la fumée de cigarette. Concernant les enfants, il nous a été donné de constater : 

            * qu’un petit garçon avait été brulé par un fourneau faute de surveillance de la part de sa mère,

            * qu’un bébé était endormi non loin d’un réchaud qui sert à sa mère à faire des pop corn pour la vente en prison,

            * et qu’un autre bébé malade du paludisme dormait sous une moustiquaire déchirée. 

Par ailleurs concernant les conditions sanitaires des cellules, elles ne sont pas excellentes. Des fûts d’eau stagnent dans les couloirs. Les moustiquaires sont vieillies et les  matelas ne sont pas propres. De plus, les récentes pluies ont inondés divers endroits du bâtiment, confinant du coup les détenues dans des endroits restreints. 

Les membres de la délégation se sont entretenus tout à tour avec les détenues, les gardes pénitentiaires et quelques membres du service social afin de s’enquérir du mode d’alimentation, des motifs de détentions et de l’état de santé des détenues. 

Il ressort de cette visite que si des efforts ont été consentis pour l’amélioration des conditions de vie des détenues. Il n’en demeure pas moins que beaucoup reste à faire en matière. Et que ce milieu qui n’est déjà pas favorables pour les adultes et les mineures, l’est encore moins pour les nourrissons et enfants. D’où l’engagement pris par les représentants des ministres présents dans la délégation d’en référer à leurs hiérarchies pour que des mesures adéquates soit incessamment prises. 

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